L’homme est primitif.
Remontons à l’homme préhistorique.
Je ne vais pas rentrer dans les références culturelles, Neandertal, Cro-Magnon etc… (même moi, je les connais pas) non je parle de « Préhistorique premier ».
Il n’a pas encore inventé la massue, ni maîtrisé le feu.
Quand il rencontre un lion, … il fuit, ou il se fait bouffer.
Triste fin dans un monde où tout le monde s’en fout.
Il y a à peine quelques jours, il était animal, il avait tous les réflexes, les plus performants devant toutes les situations possibles : attaque d’un prédateur, tombée de la nuit, froid, chaud, vent, tempête, pluie, et j’en passe. Mais depuis pas longtemps, il pense ! Il pense que le lion l’attaque parce qu’il le voit et qu’il le sent et c’est le vent qui lui amène son odeur. Alors, il comprend qu’il ne faut jamais se mettre devant le lion avec le vent dans le dos. Et puis, il comprend que le lion ne monte pas aux arbres, alors la vie est dans les branches de l’arbre…
Et là, lui vient, Sa première pensée,

Sa première question…
Pourquoi vivre. ?
Beaucoup de philosophes se sont penchés sur cette question.
Pour réfléchir sur le but de la vie il faut d’abord comprendre…
Non, on va pas dire ça comme ça. Il faut d’abord imaginer une façon logique positive de la création de la vie et de son but.
Imaginons le début.
C’est le plus facile.
Il n’y avait « rien ».
Si vous parlez de ça à un plombier qui fait passer de l’eau dans des tuyaux ou à un informaticien qui fait passer des données dans un fil, ils vous diront tous les deux : Non monsieur « rien » n’existe pas, il y des endroits vides ou des endroits pleins.
« rien » c’est un vide où il n’y a rien !
Pour mon plombier, depuis Louis XIV et ses fontaines, les tuyaux ne sont plus en plomb plus ou moins ronds, ils se sont normalisés ont des tailles précises et sont en cuivre.
Pour mon informaticien, ces données qu’il fait circuler dans des fils plus fins qu’un cheveu, il faut les stocker quelque part.
Ça a commencé avec les cartes mécanographiques comme les orgues de barbarie ou les pianos mécaniques. Les notes étaient stockées dans des petits trous sur des cartons. Avec le système mécanographique on a stocké des clients et des factures.
Puis on a stocké les données sur des bandes magnétiques mais elles prenaient la poussière, alors on a stocké sur des disquettes souples dans des pochettes en plastique. Puis dans des disques durs dans des boîtiers métalliques étanches à la poussière.
Mais depuis le début pour transporter une donnée du clavier à la machine et de la machine à l’écran et de la machine au disque souple ou dur et pour le copier d’un endroit du disque et le mettre à un autre endroit, il fallait un peu de mémoire et tous les ordinateurs avaient un peu de mémoire éphémère pour transporter une donnée d’un point à un autre.
Mon premier disque dur de 1 giga acheté en 1997 pesait 2 kilos. En un peu plus de vingt ans on fait des mémoires pas plus grandes qu’un timbre-poste qui peuvent contenir 1 terra soit 1000 giga.
Je ne sais pas exactement ce que cela représente mais sûrement des milliards de bouquins. Avec quelques-unes de ces mémoires on doit pouvoir stoker toutes les connaissances, les us et coutumes de tous les peuples de la planète.
Et dans ces mémoires il y a des milliards de milliards d’emplacements qui contiennent une lettre (pour simplifier)
Et dans ce milliard d’emplacements il y a ceux qui sont vides et ceux qui sont pleins.
et dans ceux qui sont vides,
il y a « Rien »
« Rien » devient une entité à part entière. Il existe, c’est un personnage et il va quelque part.
Il était seul au début de cette histoire, il a un projet, il a un but. Nous sommes ses transporteurs, ses outils.
Avis aux critiqueurs de mauvaises foi
Faites gaffe,
J’ai RIEN !
à suivre